Une vie

, par Matthieu Marcillaud

Il quittait son travail pour aller travailler,
Construisait une ferme sur sa propriété
Il quittait son travail et retournait bosser,
Besogneux à tout âge, toute heure de la journée.

Il y travaillait tous les soirs,
Et chaque jour, un peu plus,
Il y nourrissait ses espoirs,
Lesquels on n’a jamais su !

Une fois en retraite, il allait travailler
A la ferme construite sur sa propriété,
Une fois en retraite et de longues années,
Il s’échinait les os sur le dos d’ses oiseaux.

Il y travaillait jour et nuit,
Et chaque jour, un peu plus,
Il y bougonnait ses mépris,
Ça on en a entendus !

Il aimait le travail mais vieillesse faisait,
Que son coeur a grippé sur sa propriété,
Il aimait le travail et les femmes i’ paraît,
Prisonnier de la ferme le voilà envolé.

Il y travaillait oh sans cesse,
Et chaque jour, un peu plus,
Il aurait même eu des maîtresses,
Mais on n’les a jamais vues !

Il n’y avait plus personne sur la propriété,
Sa femme l’a suivi bien peu de temps après,
Il n’y avait plus personne et en pièces détachées,
La ferme de sa vie a été démontée.

Il y a travaillé toute sa vie,
Et chaque jour, un peu plus,
Tout fut donné en une seule nuit,
Oh j’vous en prie n’en parlons plus !

Matthieu Marcillaud
11 février 2006,
A mon bureau,
Angoulême.

 

P.-S.

Accords

Am                                         E
Il quittait son travail pour aller travailler,
                                     Am
Construisait une ferme sur sa propriété
                                          E
Il quittait son travail et retournait bosser,
                                             Am
Besogneux à tout âge, toute heure de la journée.

Am Dm Am
Il y travaillait tous les soirs,
E Am
Et chaque jour, un peu plus,
Am Dm Am
Il y nourrissait ses espoirs,
E Am
Lesquels on n’a jamais su !